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mercredi 13 novembre 2019
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AVEC DE L’HUILE AVARIEE, UNE FEMME INTOXIQUE TOUT UN VILLAGE

Jeudi noir, pour les villageois de Manhounou Nanafouè. Localité située à 13 kilomètres de Yamoussoukro, dans le chef lieu du canton Nanafouè. Le malheur a frap¬pé hier jeudi, les habitants. Les beignets faits • par une vendeuse du marché de Manhounou-Nanafouè a failli décimer tout le village. Selon nos sources, l’huile utilisée pour la cuisson des beignets est avariée. La vendeuse l’a tout de même utilisée pour la confection des beignets. Le bilan est triste. Des nouveaux nés, des femmes enceintes et autres écol¬iers ont été évacués d’urgence dans les centres de soins – de Yamoussoukro et d’Attiégouakro. Deux individus dont les cas paraissaient inquiétants se trouveraient dans le coma. Kouamé Kouakou Ambroise dont cinq de ses enfants sont victimes a relaté ceci : « La dame qui a fait la cuisine savait que l’huile qu’elle utilisait pour griller les beignets était avariée. On a appelé la commerçante qui lui a yendu, cette dernière a rapporté que sa cliente lui aurait dit que c’était pour fabriquer du savon. C’est ainsi qu’elle n’a pas hésité à lui vendre cette huile avariée utilisée pour nous tuer». Konan Kouadio Edouard, secrétaire général de la chefferie dudit village, et prési-dent de la mutuelle de renchérir : « Tôt le matin, ma fille vient en courant me rapporter à la maison qu’elle est allée au marché et que des gens qui ont mangé des beignets sont en train de tomber. Je me renseigne parce que j’étais couché, il s’avère que c’est vrai. C’est ainsi que j’ai appelé le docteur du CSU d’Attiégouakro Parce que la situation devenait critique. Dans le village, des victimes fusent de partout. Les familles sont attristées, on ne.sait qui sauver. C’était la panique partout Puis d’ajouter : « Deux dames sont allées au champ, elles sont tombées là-bas. Avant que l’ambulance n’arrive, nous sommes allés les chercher et nous leur avons donné à boire de l’huile rouge. Dans le but d’atténuer la dose du produit toxique ». Au centre de santé urbain d’Attiégouakro, victimes et parents, sont inconsolables. L’une d’entre elles,N’Guessan Amenan Hélène raconte « Le matin avant de partir au champ, j’ai acheté ses beignets pour mon enfant et moi. Je ne savais pas que c’était ma mort que je payais. J’ai mangé les beignets, j’ai vomi. C’est mon fils qui a été très affaibli par la diarrhée. Il n’a pas été transporté par l’ambulance. C’est dans la voiture du médecin que nous l’avons transporté du village jusqu’à l’hôpital d’Attiégouakro. L’heure où je vous parle, mon ventre me fait très mal ».

Source : LE JOUR du Vendredi 30 octobre 2015 – page 09




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